La vieille et la moto. Je n'avais aucune chance.

Publié le par Sherwood

Bonjour bonjour !

Eh oui me voilà dans la pleine possibilité de taper sur mon clavier, c'est magnifique (je n'ai jamais perdu cette faculté, rassurez-vous). Par contre, j'écris encore de la main gauche.

C'est pas moi, c'est la vieille.

 

C'est vrai quoi. Moi, gentiment, lundi soir, je me rends chez mon élève en rollers. Même si en 7 mois j'ai appris à les maîtriser de façon assez gracieuse *toux nerveuse*, je reste assez incertaine au moment de passer les trottoirs, parce qu'il y a une petite butée, très souvent de l'eau, et dans la plupart des cas une terrible bande d'adhésif blanc avec des petites bulles pour que les aveugles sachent que c'est là la fin du trottoir. C'est pourquoi, le plus possible (là où il y en a une quoi) j'emprunte la piste cyclable. Qui est tout aussi destinée aux patineurs que le trottoir, c'est-à-dire pas du tout. Mais où peut-on rouler alors ?

En tout cas, je suis certaine d'une chose : ladite bande cyclable est davantage faite pour mes roulettes que pour les roues des motos ; surtout si ces dernières l'empruntent dans le mauvais sens de surcroît. Et comme c'était un passage de trottoir, je faisais attention à ne pas rouler dans l'eau du caniveau ou buter sur le rebord, donc je regardais mes pieds. Et n'ai donc vu la moto qu'au dernier moment, assez tôt pour glisser un regard de biais et me déporter sur le côté. Sur la saleté de bande blanche, donc.

Normalement, vous savez que si votre roue se trouve bloquée par quoi que ce soit, alors l'autre jambe, par réflexe, va passer devant pour permettre de se ré-équilibrer. C'est pour ça qu'on ne voit pas tant d'accidents de roller que ça au niveau de ces fichus machins d'aveugles.

Sauf que si un second obstacle se retrouve au niveau de votre point de rétablissement, bin boum. Pour moi, c'était une vieille. Comme je suis trop aimable (qui a crié "FAUX !" ?), je n'ai pas voulu lui rentrer dedans et ai tenté de l'éviter. Mais avec ma super-coordination de pingouin hémiplégique, être déséquilibrée d'un côté et tenter un contournement de l'autre ne fut pas possible. J'ai vu le trottoir se rapprocher, j'ai mis un coup de hanche dedans pour qu'il se pousse mais il n'a pas voulu et j'ai retenu mon poids de boeuf surentraîné par la main. Et je suis repartie devant la vieille dame qui avait eu peur.

Mais j'ai eu mal, et la main bleue (la hanche aussi mais j'écris pas avec). Ha oui, les protections c'était en option.

Le lendemain, je vais vaillament en traînant les pieds travailler, je fais ce que j'ai à faire, j'écris de la main gauche et je décide de m'en aller pour savoir tout de même ce qu'il se passe dans ma paume parce que ça fait mal de s'en servir. N'ayant pas de médecin traitant je vais aux urgences *haha*.

Oui, tout le monde sait que les urgences n'en ont que le nom. Ça tombait bien, ce n'était pas urgent. J'ai remarqué que pour être admis au service des urgences il faut présenter sa carte Vitale et sa carte d'identité. Autrement dit, toujours les avoir sur soi puisque techniquement, quand on va aux urgences, c'est qu'on vient d'avoir un truc nécessitant urgemment des soins. Sondage : qui a toujours sa carte Vitale sur soi ? Merci, je ne suis donc pas la seule inconsciente.

 

Après à peine 2h d'attente, il n'y avait personne, je vous conseille d'attraper un accident le mardi vers midi, ça ira mieux, un médecin me prend la tension, un autre me questionne, on me refait attendre, on m'envoie faire une radio, on me refait attendre, on regarde ma radio, on m'annonce que je n'ai rien de cassé (mais j'avais deviné, enfin quoi, j'aurais eu bien plus mal non ? Apparemment non), on me demande si j'ai besoin de ma main droite pour travailler (je suis pas coureur à pieds ! Evidemment !), on me fait un joli papier comme quoi faut que je reste chez moi jusqu'à vendredi (non inclus).

Le lendemain j'apporte ce papier au travail, où j'apprends que de toute façon j'étais techniquement en RTT.

Heureuse de ce jour de repos je me dis chouette, je vais pouvoir écrir à mes amis ! Ha... bin non en fait, j'ai beau m'exercer depuis des années, la main gauche écrit toujours très peu lisiblement. Heureusement que pour la souris ça va de la main gauche...

 

Aujourd'hui, toujours en arrêt, je suis allée acheter des protections pour les mains, on ne sait jamais, les vieilles sont fourbes ces temps-ci.

Publié dans vaguement

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