Et puis j'aime pas les gens qui n'aiment rien non plus.

Publié le par Sherwood

 Il ne se passe pas grand chose dans ma vie. A vrai dire, j'attends honteusement que l'aventure vienne à moi plutôt que d'aller la chercher.

Et puis j'aime pas Noël. J'ai aujourd'hui eu un argument supplémentaire contre cette célébration stupide. Mais pour y parvenir, il faut tout raconter.

Il y a quelques semaines, mes douleurs dentaires étaient devenues trop intenses pour ne rien faire. J'ai donc pris rendez-vous chez le dentiste le plus proche, selon le plan et l'Internet. Mais j'ai dû me tromper de ligne, j'ai appelé une dentiste située un peu plus loin. Qu'importe, j'allai au rendez-vous.
Elle me radiographia la mâchoire pour me dire que j'avais une gingivite (c'était ça, la douleur), deux caries et un vieux plombage abimé. Et me redonna rendez-vous pour soigner la gencive, refaire le plombage et soigner une des deux caries. Puis encore un autre pour la seconde carie, durant lequel elle me trifouilla de nouveau dans le plombage refait en disant qu'elle s'était gourée, et constata que la carie était trop profonde, qu'il faudrait dévitaliser la dent. Comme vous vous en doutez, je n'étais absolument pas une patiente modèle, du genre à pas moufter et pas bouger. A peine installée sur le fauteuil je tremblais, questionnant la madame sur ses agissements, lui rappelant toutes les 5 minutes "mais j'ai peur de la piqûre !" etc etc, tant et si bien qu'elle finit par me dire "Bon écoutez c'est pas possible de travailler avec quelqu'un comme vous qui me pose trop de questions !".
Le quatrième rendez-vous était aujourd'hui. Deux semaines que je ne dormais plus par angoisse de cette dévitalisation. Et surtout, parce que cette dent à tuer ne me faisait pas mal, mais celle qu'elle avait retouchée, si. J'arrive donc au cabinet, devant être reçue par "l'assistant". Le type en question était donc un type (j'allais déjà mieux, j'aime pas les femelles), qui expliquait tout ce qu'il allait faire au fur et à mesure. Et quand il m'a dit qu'il allait sauver la dent sans la dévitaliser, j'ai cessé d'avoir peur.
Je suis redevenue misogynissime.

Et puis je suis rentrée larver, comme d'habitude (oui non chut hein, après-demain j'entame mon semi-troisième boulot !), la bouche en bois. Et là, Spoutine a jugé bon de jouer au dentiste aussi. Je l'entendais couiner, il faisait des bonds monumentaux en bavant rouge. On aurait dit un pikachu javellisé sous acide. Sur le coup j'ai quand même "flippé ma race velu", mais j'ai pu regarder ce qu'il avait.
Il a une grande couture depuis son opération, fermée par des agrafes en métal. Et il s'était coincé une agrafe entre les deux dents.
Moi, évidemment, chochotte, je n'osais pas ôter ce bout de métal ensanglanté à la main. D'une parce que j'aurais abimé cette gencive minuscule avec mes gros doigts, et de deux parce qu'il aurait eu mal, et aurait mordu. On aurait été deux à souffrir, ç'aurait été malin, bref, j'empoigne le rat et je cours sous la neige jusqu'à chez le vétérinaire.
Là, avec ma mâchoire en bois, j'explique d'une voix d'attardée que "gne rat h'est hoincé un hruc hans hes hents !". On me dirige vers la salle d'attente, le vétérinaire arrive, regarde mon Spoutinou et l'embarque pour lui ôter ça. Quand PAF ! coupure de courant. Coupure de courant au niveau du quartier, c'est pas un petit truc de rigolos.

Le magasin en face, une grande enseigne que nous ne nommerons guère, était plongé dans le noir. Et les portes automatiques fermées empêchaient les gens de sortir. C'est beau la technologie hein...
J'avais entendu ce matin sur ma station de radio favorite qu'il y aurait des pics de consommation de courant ce soir, car froid, radiateurs, confort personnel et intransigeance du citadin français qui considère le confort thermique comme un dû gouvernemental.
Moi, j'aime pas les gens qui râlent à cause du temps qu'il fait. On peut râler pour quelque chose qui arrive à cause de quelqu'un ; pour quelque chose de modifiable, mais pas pour les conditions climatiques. Zut quoi !

 

Il pleut, mais que fait la police !?

 

Idem pour la neige. En plus les gens n'aiment pas la neige. Les gens sont nuls, heureusement que je ne sors pas parce que je risquerais d'en croiser, des gens, et ça m'énerverait bien.
Et forcément, si chacun chauffe son appartement jusqu'à 30ºC en faisant ronfler son ordinateur et son four à micro-ondes, forcément que ça va pomper plein de courant.
Mais alors, mais alors, mais rha, mais cerise sur le gâteau au vomi que je voudrais pondre : les décors ridicules de Nawèle.
Ça prend pas d'éléctricité peut-être ? Dans le genre dépense inutile d'énergie et pollution visuelle (et sonore ! diantre ! Ils passaient de la musique niaise dans la rue !), ça, ça en fait pas mal. Grrr.
Donc, j'aime pas Noël, et encore moins ces décors pourraves et agressifs, et j'aime pas les gens qui n'aiment pas la neige, et j'aime pas les gens qui aiment Noël non plus. Bah ouais. Allez-y, défendez Noël ?

Tout ça pour dire que quand je suis énervée, j'ai une fâcheuse tendance à énucléer des pères Noël à la cuillère à pamplemousse. Et que le climat n'est pas garanti par votre assurance et que depuis le temps que les saisons passent, c'est à nous de nous incliner, pas l'inverse, saperlipopette mais quand donc pigerez-vous ?

 

En plus maintenant j'ai envie de dire plein de gros mots, foutredieu. J'arrête là avant que ça devienne vulgaire.

Publié dans vaguement

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Commenter cet article

jipé 06/12/2010 11:54



J'aime pas Noël non plus!!!  et j'aime la neige!! bisous


et prends cette boule de neige!!! Vous allez mieux toi (enfin ton dos) et Spoutspout?



Hervé 05/12/2010 13:44



Vas-y lache-toi. Dis, crie aux parisiens qu'ils sont cons



Sherwood 06/12/2010 14:06



J'aime pas les gens qui comprennent rien non plus. Des cons, yen a partout, connard.


(haaa ça soulage)