Magyarország_2 : tourisme.
J'avais prévu de vous narrer mon voyage en Hongrie, et ce qui est à faire doit être fait, vieux motard que j'aimais.
Le précédent article vous a mis au parfum de l'excuse principale du voyage : assister au festival ; celui-ci va vous raconter comment on joue les touristes dans un pays inconnu.
Le première chose qui m'a marquée en Hongrie fut le métro. Même s'il s'arrête à 23h, ce métro m'a tout de même plu. Il est assez profond pour passer sous le Danube, c'est-à-dire au'il rattrape en profondeur celui de Péterbourg, ce qui n'a pas manqué de me tirer quelques larmes nostalgiques. Mais elles ne se sont pas arrêtées lá : à Budapest il y a aussi des trolleybus et des corneilles mantelées, transport et oiseau que je n'avais vus qu'en Russie aussi. Et comme tout ce qui s'approche de la Russie me botte, vous concluerez que le voyage en Hongrie m'a plu.
La deuxième chose qui m'a étonnée fut l'agencement des immeubles. En effet, quand en France on numérote les rues, on compte un côté par et un côté impair, avec un numéro pour chaque édifice, allant de 1 à la fin de la rue (à part à l'île de Ré où la numérotation suit une loi obscure selon la distance parcourue depuis le début de la rue). A Budapest, de même, un côté pair et un côté impair, mais les pâtés de maison comportent rarement plus d'un ou deux numéros, même s'ils sont très longs. En effet, chaque immeuble est en fait une villa, de plusieurs étages, avec une vaste cour intérieure, des tas d'appartements autour de ce patio, des magasins parfois, et tout ça pour un seul numéro dans la rue. Bien souvent, ces "villas" donnent sur deux rues, une de chaque côté. On a donc un seul numéro là où en France on en verrait cinq. Ça décourage un peu quand on est au numéro 73 et que l'on doit se redre au 5, par exemple...
Toujours dans le logement, les fenêtres que j'ai vues m'ont amusée. Au lieu de voir du double-vitrage, c'était deux fois du simple vitrage. Oui : deux vitres indépendantes par fenêtre, l'une derrière l'autre. Ha c'est pratique pour ouvrir ou fermer, je vous dis pas... Toujours sur les fenêtres, comme en Russie : pas de volets. Des rideaux ou bien des stores roulants à l'intérieur. Comment dorment les gens sans volets ?
A part ces petits étonnements, la Hongrie n'est pas un pays dépaysant. Sauf au niveau de la langue, ça oui. Et de l'habillement. Ne portez pas de rangers là bas, sous peine de vous faire dévisager sans cesse. Ou plutôt "dépiéder" ?
Par contre, n'hésitez pas à goûter les spécialités locales délicieuses, ça, il n'y en a pas par ici.
Ne loupez pas, bien entendu, la promenade sur les collines du côté de Buda (cf article précédent pour Buda et Pest), l'une comportant un château et l'autre des statues de grands personnages mystiques, la traversée du Danube sur le pont de la chaîne, avec d'énormes lions de pierre qui font peur dans la nuit ; la visite de l'immense marché couvert ; et les découvertes de bâtiments tous plus jolis les uns que les autres au fil des balades dans les rues. Là bas, presque tous les édifices portent des petites tours ornées, ils sont peints, décorés, magnifiques. On est loin des façades beiges et uniformes de Paris. C'est superbe (en tout cas quand on aime les cailloux et la ferraille... enfin, les vieilles pierres et le fer forgé quoi).
Nous avons également visité le déprimant musée de la terreur, reflet de l'application du régime communiste en Hongrie. Un musée glauque, je vous préviens.
Pour ce qui est des moeurs des autochtones, je ne pourrais vous dire si elles sont ou non différentes de celles des Français, puisque je ne connais tout compte fait pas vraiment celles des Français. Mais il y en avait plein, des Français, dans cette ville. Des Espagnols aussi.
Autre chose à savoir : le 20 août est un jour de fête nationale. C'est la saint István, fondateur de l'église hongroise. Ce jour là, tout est fermé, comme vous vous en doutez. Pour nous, c'était le dernier jour des vacances, et nous projetions d'aller dépenser nos derniers forints dans les boutiques. Tant pis pour l'économie hongroise !
Ce voyage se résumera donc simplement : de vraies vacances à l'étranger comme je n'en avais, somme toute, jamais vraiment vécues. Ce concept intéressant serait à réitérer.