Magyarország_1 : "What you Szi is what you Get"

Publié le par Sherwood

Jó napot !

Il est vrai que cet article s'est laissé désirer. Mais comment faire quand le temps manque, tout empli qu'il est d'oisiveté monumentale, d'ennui et de rien-à-faire à ne plus savoir qu'en faire ?
Car à peine rentrée de Hongrie je m'en fus administrer les colonies sherwoodistanaises éloignées, j'ai nommé l'inexistante Ré et la ville au vent infernal d'en face.
C'est ainsi que je reviens seulement aujourd'hui dans les contrées civilisés du neuf-trois et m'empresse de vous conter les restes de bribes de ce merveilleux voyage qui ont persisté dans mon esprit malgré l'avalanche de vacances.
100_3302.JPG
Je partis donc, comme dit précedemment, pour la Hongrie un charmant soir du 10 août, en avion. L'avion, c'est le moyen de transport le plus incroyable que l'humain a pu inventer. Un truc qui vole sans battre des ailes. Enfin, déjà, ça a des ailes, pas comme les fusées, qui là me laissent pantoise d'illogisme. Mais on ne voyage pas (encore) en fusée. Les gens prennent l'avion sans considération de la chose, d'un air tout à fait nonchalant et détendu, comme s'il était tout aussi normal de monter dans un tube ailé que d'enfourcher sa bicyclette. Votre serviteur n'est pas de cette trempe. Non. Il hurle dès que ses pieds ne sont plus en contact direct ou indirect avec le sol. Conjointement, ses oreilles se mettent à siffler d'une façon terriblement douloureuse, qu'aucun mâchonnement, baillement, déglutition, ne peut cesser. Une douleur qui perdure bien après que le véhicule ait de nouveau touché terre (avec quel soulagement !).

100_3389.JPGLes aventures de mes conduits auditifs ne s'arrêtent pas là ! Ils ont été plus que sollicités dans les cinq jours qui ont suivi ! Eh oui, car si nous sommes allés à Budapest, c'était pour une bonne raison : s'emplir à ras-bord les esgourdes de musique.
Et nous avons été servis. Le festival Sziget est un festival de musique qui a lieu tous les ans sur l'île Obuda, comme son nom l'indique (oui, sziget signifie île dans cette langue ahurissante). Obuda c'est une île sur le Danube, fleuve qui sépare Buda et Pest, les deux bouts de la capitale hongroise. Et le Danube, c'est pas la Seine, encore moins le Clain. C'est du gros fleuve bien costaud. Par conséquent, les îles dedans sont bien plus vastes que celles qui font trempette au milieu de Paris. Et peuvent accueillir une masse de monde incroyable.


Treize scènes, si je compte bien, où avaient lieu des concerts de 15h à 3h du matin. De la musique pour tous les goûts. Des choses chouettes, comme Ska-P, Papa Roach ou Bad Religion. Des découvertes bandantes comme Ziveli, Billy Talent, Disco Partizan ou Room of the Mad Robots. Des déceptions aussi, comme Nina Hagen et Children of Bodom. Des choses sympas mais qui ne rendent pas si bien que ça sur scène comme 30 seconds to Mars ou Chapelier Fou. Des tristesses comme l'impossibilité d'aller voir Infected Mushroom à cause d'une tente abritant la scène trop petite. Des incompréhensions comme la foule pressée autour de Muse, un groupe de soupe banale (ha des ennemis je me fais ? Fort bien, venez). Mais aussi et surtout des bandaisons monumentales lors des concerts de Madness, Mika et surtout, surtout _rha, l'émotion m'étreint encore_ Iron Maiden. 100_3405.JPG
C'est ainsi que l'on peut constater que les vieux c'est bien, mais que les vieilles, moins. Parce qu'un mâle mature tandis qu'une femelle flétrit. Nina Hagen, non. Madness et Iron Maiden, oui, oui et re-oui. Et sa voiture jaune et rouge. Je sors...

Je ne vous raconterai pas lesdits concerts en détail, parce que si vous n'y étiez pas vous allez pleurer de jalousie, et si vous y étiez vous avez alors auriculairement et visuellement bandé aussi.

100_3357.JPGSur le site du festival, il y avait aussi des stands de nourriture locale, avec des tas de choses délicieuses et des seaux de cocktails à picoler à la paille. Il y avait une tyrolienne, un saut à l'élastique du haut d'une grue, des stands de tatouages et piercings, des jeux, du yoga, des tas de trucs. Il y avait aussi des boutiques de vêtements avec les habituels tee-shirts portant des messages humoristiques, des sacs en fermeture éclair (oui comme ma trousse), des gadgets... mais un seul, oui, un seul lieu où l'on pouvait acheter des bouchons d'oreilles. Ainsi, ces protections vitales n'étaient pas distribuées gratuitement, ce qui me choqua fortement. Heureusement que j'étais allée à la guêpe-ride en juin, là où ils en distribuaient charitablement en pensant aux malheureux sensibles de l'ouïe.
Sinon, c'est simple : je serais morte. Comment font les gens pour avoir les oreilles aussi costaudes ?

De nombreux auditeurs campaient sur le site même du festival. C'est-à-dire que les deux premiers jours ils dormaient dans leurs tentes environnés de bosquets feuillus d'un bucolisme pittoresque charmant. Ensuite, ils macéraient dans les odeurs des excrétions intestinales et rénales humaines en ayant la tête farcie du vacarme qui ne cessait jamais. C'est pourquoi nous ne campâmes guère, mais préférâmes les chambres d'hôte, dans la ville.
Il faut savoir qu'à Budapest, le dernier métro passe à 23h10. Eh oui les enfants. Et que, comme dit plus haut, le Danube est très large. Donc les ponts qui l'enjambent le sont aussi. Mais la ville est belle la nuit. Même quand on a le dos vermoulu et les jambes grinçantes. Sans parler de la nuque douloureuse à force de secouer les cheveux.

Un chouette festival, en somme. Un festival où je vous conseille tous d'aller. Oui, moi qui ai peur des gens et déteste la foule.

La suite du séjour vous sera narrée sous peu, j'espère. Car après le festival, nous avons tout de même visité la ville. Mais cela fera l'objet du prochain article.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
<br /> <br /> Après lecture je comprends donc que ton énantiomère a servi à un ptit malin. Merci pour la référence à tes  ascendants dans tes nombreux déménagements(sauf que ça fait 8ans que je suis au 8)<br /> et aussi, ton blog est finement nickelé.<br /> <br /> <br /> A+ bises<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre