Arts et Métiers
Samedi dernier, nous nous en fûmes visiter une exposition qui, de par son titre bandant, nous alléchait depuis un bail. En effet, c'est l'expo sur les jeux vidéos sise au Conservatoire National des Arts et Métiers. Et un musée parlant de jeux vidéo, quoi de plus attirant ?
Ainsi, malgré mon refus de payer l'accès à la culture depuis que je sais que c'est couhoule d'être jeune (comprenez : je suis heureuse d'avoir moins de 26 ans pour aller dans la plupart des musées gratuitement), j'ai tout de même accepté de payer ici, parce que voilà, Tetris, Pac Man et autres Space Invaders le valent bien.
L'exposition est sommaire, épurée, minimaliste, comme un Pong de 1972 sur Atari. Vous entrez dans une vaste salle en passant par un hall tapissé d'étagères grillagées dans lesquelles sont entreposés de vieux jeux et vieilles consoles, sans pouvoir vous empêcher de tirer une larme en reconnaissant les dinosaures sur lesquels vous avez joués, puis la salle en question vous assaille. Toute noire, remplie d'écrans, avec aux murs des projections desdits écrans. Vous pouvez jouer alors à ces jeux mythiques, sans pouvoir toucher à la console d'époque, mais en bénéficiant gracieusement des bugs et difficultés de maniement d'origine.
J'ai quand même avisé un émulateur de GameBoy et lui ai mis sa misère. Faut pas me provoquer en Tetris.
À part ça, l'expo m'a semblé bien maigre. Un commentateur est passé avec un groupe, mais ses explications n'avaient pas l'air trépidantes. Alors, conseil : n'y allez pas. Téléchargez donc un émulateur sur votre PC, ça revient au même.
Par contre, ce samedi-là, c'étaient les journées du patrimoine. Et le CNAM hébergeant cette expo temporaire était ouvert à tous gratuitement. Ça, par contre, ça vaut la visite. Ce musée est magnifique, autant du point de vue architectural que de celui des collections. Il est plein de machines en tout genre, d'engrenages farfelus, d'avions, de voitures, d'ustensiles de chimie, de mesure... wahou.
Vous pouvez voir ci-contre les étalons du mètre, du litre et de la livre, et ci-dessous l'avion nº3 de Clément Ader, suspendu dans une vaste salle merveilleuse.
Je vous conseille vraiment de visiter ce musée, non ils ne m'ont pas payée pour en faire la pubbe, sinon j'y aurais mis plus d'entrain. Sincèrement, il m'a surbotté !