le PM
Chers Voutousses*,
Eh oui, navrée tout plein, ô larmoyants fanatiques moimêmesques*, mais il va falloir s'y faire : je n'ai pas que ça à faire. Et en plus, je suis amputée : je n'ai pas le net, et ne puis trouver le temps de recharger mes cellules aux divines ondes ouiffiennes* que le samedimanche*. Nan, pour ça je mens, vous m'avez sans doute croisée, tôt le matin, sur meussne* ou fesse* (et paf, ces deux mentions de sites populaires me font descendre de la sphère des Purs Esprits d'un seul coup bruyant, mais vous êtiez au courant de mes Activités Sociables). Mais bon quand même, bloguer demande un peu plus de temps. Je ne virerai pas dans le squaillebloguisme* (en clin d'oeillant* au Zvan), et en disant que blabla le blog me saoule et qu'il est si dûr de faire des articles et qu'on n'a pas la reconnaissance qu'on mérite et tout... (je vous passe les attentats à O.*). Parce que je le dis haut et fort (oui à l'écrit c'est facile hein ! je clin d'oeille alors plein de bisous* au Sébinou) : j'aime bloguer. Mais ce n'est pas une obligation, c'est un loisir, alors c'est quand j'ai le temps. Pour me faire pardonner de si peu venir, je peaufine mes articles hors ligne dans la CPG*
Cependant, je pense à Voutousses. Alors la semaine j'ai compilé des Données. Voici comme promis une liste, non exhaustive, mais je compte sur vous pour la compléter au besoin, des traits distinctifs du Parisien Moyen (PM). C'est parti !
☻ Tout d'abord, point le plus important, il faut savoir que vivre à Lutèce c'est vivre dans la Foule. Et la Foule, elle ne regarde pas si elle vous écrase les pieds ou vous souffle dans le nez. Le PM est donc constament en proie à Autrui qui s'imisce dans sa bulle personnelle au plus proche possible. Ce qui, à long terme, épuise l'esprit. Il ne faut donc pas croire que le PM est aigri, méchant ou autres gentillesses (?) qu'on lui attribue. Non, simplement, il est tellement agressé en permanence, tellement proche d'inconnus, qu'il ne va pas devenir intime de quelqu'un juste parce que celui-ci lui a donné l'heure. On peut donc être ami avec un PM, mais après un examen complet de nos capacités. Il garde ses distances de sécurité dès qu'il le peut. C'est un mécanisme de défense. Je voudrais vous y voir, collé à n'importe qui et pas des plus chics, on redéfinit vite sa bulle personnelle. Tout le monde en franchit impunément les limites, alors qu'en règles générale seuls les amis ont le droit de le faire. Donc pour différencier les Amis des Autruis, il faut plus que le droit de nous approcher.
☻ Il a une façon de se garer fort amusante aux yeux des inhabitués. Le PM sait que dans pare-chocs, il y a chocs. Et pare. Alors on pousse devant (bim), on pousse derrière (boum) et hop c'est casé pile-poil. Noter ici que le PM a souvent une Mini, l'enflure.
☻ Le PM désourit avec art. Je n'ai pas encore su dire s'il conservait un rictus intérieur (comme Homonyme le prétend), ou s'il était réellement maussade. Personnellement, je désouris, mais "je suis optimiste, ça ne se voit pas, c'est comme ci, c'est comme ça"
☻ A peine arrivé à Lutèce, tout le monde voit soudain son agenda plein à ras bord, même en période d'oisiveté débordante. Alors, le PM qui y vit tout le temps a un agenda de Tatum en rut, et il ne sait pas pourquoi. Overbooké et pas-le-tempsiste, le PM est capable tout de même de vous caser un rendez-vous à heure précise, mais gare à vous si vous êtes en retard. Eh oui, même un métro qui a souffert des "raisons techniques" (on sait tous ce que c'est non ?) comme ce matin n'est pas en retard de plus de 10 minutes. Efficacité.
☻ De là découle une autre propriété, le corrollaire du pas-le-tempsiste. Le PM ayant dès son plus jeune âge appris à jouer de l'emploi du temps comme du pare-chocs (on pousse ici, on pousse là... voir plus haut), il sait que quinze minutes de "battement" sont des dons du ciel, pour faire... une foule d'autre choses entre deux Obligations. Lire, appeler le banquier, faire ses courses, prendre un sandwich... on peut tout faire en quinze minutes. Le PM sait donc optimiser le temps (parce que c'est de l'argent ?)
☻ Des deux précédentes, on déduira sans peine la propriété la plus flagrante, qui, hors de Lutèce fait tache (je vous proute) : le PM a une démarche pressée, même quand il flâne. D'ailleurs, il flâne peu, il se déplace principalement d'un rendez-vous à un autre.
☻ Le PM bosse. Vraiment. Beaucoup. En cette propriété je me rends compte que je ne suis pas tout à fait "de là" quand même. Il est capable de se lever le matin à 6h (rien que ça, c'est terrifiant), aller au club de S...* jusqu'à 8h, travailler jusqu'à 17h, avoir un autre petit boulot de 18 à 20h et vaquer enfin à ses Occupations Domestiques, se coucher vers minuit et hop, on recommence.
☻ Le PM n'aime pas la nature. Il déteste ses cohabitants les pigeons, il met l'herbe en cage et ne sait pas reconnaître les fleurs. En vérité, il n'y a qu'à Salamanca que j'ai vu des gens passionés par les choses amusantes comme les paramécies, les chlorelles et les mycorrhizes. Ailleurs, passion = folie.
☻ Il n'est pas péteux comme les provinciaux veulent le faire croire. Cessons là un préjugé. Le PM n'est pas anti-province, pas plus que le Provincial n'est anti-Lutèce (si ?). Simplement, les Gens-qui-n'habitent-pas-à-Paris sont, par défaut, appelés d'un substantif qui ne leur plaît guère. Tout simplement parce que Lutèce est la capitale, ça serait Poite que les Lutéciens seraient des Provinciaux, point. Le Provincial n'aimant pas ce mot (qui est, il faut l'avouer, fort moche), il traite le PM de péteux, comme s'il l'insultait. Si l'On se sent insulté par sa position géographique, c'est qu'elle dérange. Alors il ne faut pas la défendre à corps et à cris. Si un Poiteux se sent insulté d'être Poiteux, je le tape. Il mérite pas de l'être s'il n'aime pas. Autre source de mésentente aussi, le PM, selon le pas-PM (ça va comme ça ?) se la raconte. Il ne se la raconte pas, il dit que. Ben oui, les nouveautés arrivent là-bas en premier, encore une fois, si c'était Poitale-capitale, blabla. Et s'il est senti comme sec et méchant, c'est parce qu'il est habitué à sa vie décrite en premier point, et qu'il ne sait pas qu'ailleurs les gens sont plus couhoules*.
☻ Le PM parle encore moins bien Anglais que moi. Si, véridique et affligeant. Il dit tous les mots Thélandais* avec un accent Camembertin* à couper au fil à beurre. Je savais déjà que rien qu'à Poite il ne fallait pas dire Erasmus en prononçant érassmousse (oui oui Siamoise), mais ici c'est pire. Niou-yorque se dit Nouillorque et pahoueurpoïnte se dit powair-poin. Je ne vous parle pas de la paëlla et du mojito. Ni de Khrouchtchev et Tchekov, mais ça c'est commun à la Toute-Camembertie*.
☻ Et enfin, je crois là toucher au point le pire : le PM n'aime pas Lutèce. Eh ben, vous savez quoi ? Je ne suis jamais entrée dans les cases statistiques, je ne vais pas rentrer dans les miennes ! Alors je ne suis pas une PM, parce que je suis pas moyenne.
Je suis Lutécienne, je désouris, j'aime le métro, le gris, les insectes et les pigeons, j'ai une démarche rapide et des Trucs-à-faire, mais je ne bosse pas et surtout, j'aime Paris !
Ici des Zoiseaux Lutéciens : corneilles se restaurant et pigeon transpercé d'un pic. Un jour, je ferai un article sur les pigeons, ils le méritent bien.

Petites anecdotes à part ça ? Sachez que je dis "dans mon pays" pour dire "à Poite" (ex: "Dans mon pays, l'herbe n'est pas en cage, et on a le droit de se vautrer dessus" ; "dans mon pays, le campus est luxuriant et plein de trèfles"...). Et que les gens d'ici m'ont affirmé qu'on était dans "la première fac de France". Ce à quoi j'ai rétorqué qu'il fallait revoir leurs barêmes, parce que depuis 2007 il me semble fort que c'est... vous savez laquelle !
Sinon, je viens de m'inscrire en cours de baston. Réellement. Et c'est ultra-bandant*. Le prof l'a dit clairement : ce serait un art martial, il faudrait faire de beaux gestes.. .ici, ce n'est pas le but : visez les parties génitales, le visage et les vertèbres. Maintenant, on va apprendre la strangulation. Bojiémoy*, ce que c'est chouette !
* Lexique (pour les Estrangers) :
Voutousses (entité) = gens qui me connaissent et m'apprécient (ok ça fait peu)
moimêmesque (adj.) = de moi-même (employable par tout le monde)
samedimanche (nom masc.) = traduction littérale du Russe soubbota-vaskresseniy. "Week-end", chez les gens qui veulent angliciser, "finde" en Espagnol (fin de semana)
ouiffien/ne (adj.) = qui provient du wi-fi
meussne (concept sans déterminant) = logiciel de messagerie instantanée
fesse (nom) = site similisocial et hypocrite, abrév. du titre "fesse-de-bouc"
squaillebloguisme (nom) = dérivé de "skailleblogue", site hébergeur de blogs pour boutonneux prépubères et analphabètes (souvent également rappeux)
clin d'oeiller (vb intr.) = faire des clins d'oeil (oui, on dit pas des clins d'yeux, on dit alors cligner)
O. (nom fem.) = orthographe, science des cons (c'est pas de moi), à laquelle on attente bien souvent
bisou (nom et interj.) = mot passe-partout employé en guise d'au-revoir, de formule de politesse et de pilule-pour-faire-passer (ex : "je te déteste, je viens de casser ton ordinateur et de ligoter ton chien au chatterton. Bisous, le vengeur masqué"). A noter ici que l'action (faire un bisou/la bise) est beaucoup plus difficile à faire et impliquante, alors je bisoutte par écrit à tout va, ça ne m'implique pas.
CPG (nom fem.) = voir article
S... (nom masc., vulg.) = gros mot englobant tout un tas d'activités physiques diverses. Allez, je l'écris : sport. Argh.
couhoule (adj.) = "cool", mais ça ne veut pas dire "frais"
bandant (adj. et adv.) = "chouettissime", et en plus ce terme affirme ma vîrîlité. De surcroît, il choque les oreilles chastes, mais est très usité au sein de la secte
bojiémoy (interj.) = Боже мой. "Mon Dieu", mais employé par moimême comme une exclamation remplaçant le très-Français "Oh làlà !"
Thélandis (adj. et nom) = de Théland, pays du tea. l'Angleterre, quoi
Camembertin (adj. et nom) = du pays du fromage et du cassoulet, la Toute-Camembertie (France).
Eh oui, navrée tout plein, ô larmoyants fanatiques moimêmesques*, mais il va falloir s'y faire : je n'ai pas que ça à faire. Et en plus, je suis amputée : je n'ai pas le net, et ne puis trouver le temps de recharger mes cellules aux divines ondes ouiffiennes* que le samedimanche*. Nan, pour ça je mens, vous m'avez sans doute croisée, tôt le matin, sur meussne* ou fesse* (et paf, ces deux mentions de sites populaires me font descendre de la sphère des Purs Esprits d'un seul coup bruyant, mais vous êtiez au courant de mes Activités Sociables). Mais bon quand même, bloguer demande un peu plus de temps. Je ne virerai pas dans le squaillebloguisme* (en clin d'oeillant* au Zvan), et en disant que blabla le blog me saoule et qu'il est si dûr de faire des articles et qu'on n'a pas la reconnaissance qu'on mérite et tout... (je vous passe les attentats à O.*). Parce que je le dis haut et fort (oui à l'écrit c'est facile hein ! je clin d'oeille alors plein de bisous* au Sébinou) : j'aime bloguer. Mais ce n'est pas une obligation, c'est un loisir, alors c'est quand j'ai le temps. Pour me faire pardonner de si peu venir, je peaufine mes articles hors ligne dans la CPG*Cependant, je pense à Voutousses. Alors la semaine j'ai compilé des Données. Voici comme promis une liste, non exhaustive, mais je compte sur vous pour la compléter au besoin, des traits distinctifs du Parisien Moyen (PM). C'est parti !
☻ Tout d'abord, point le plus important, il faut savoir que vivre à Lutèce c'est vivre dans la Foule. Et la Foule, elle ne regarde pas si elle vous écrase les pieds ou vous souffle dans le nez. Le PM est donc constament en proie à Autrui qui s'imisce dans sa bulle personnelle au plus proche possible. Ce qui, à long terme, épuise l'esprit. Il ne faut donc pas croire que le PM est aigri, méchant ou autres gentillesses (?) qu'on lui attribue. Non, simplement, il est tellement agressé en permanence, tellement proche d'inconnus, qu'il ne va pas devenir intime de quelqu'un juste parce que celui-ci lui a donné l'heure. On peut donc être ami avec un PM, mais après un examen complet de nos capacités. Il garde ses distances de sécurité dès qu'il le peut. C'est un mécanisme de défense. Je voudrais vous y voir, collé à n'importe qui et pas des plus chics, on redéfinit vite sa bulle personnelle. Tout le monde en franchit impunément les limites, alors qu'en règles générale seuls les amis ont le droit de le faire. Donc pour différencier les Amis des Autruis, il faut plus que le droit de nous approcher.
☻ Il a une façon de se garer fort amusante aux yeux des inhabitués. Le PM sait que dans pare-chocs, il y a chocs. Et pare. Alors on pousse devant (bim), on pousse derrière (boum) et hop c'est casé pile-poil. Noter ici que le PM a souvent une Mini, l'enflure.
☻ Le PM désourit avec art. Je n'ai pas encore su dire s'il conservait un rictus intérieur (comme Homonyme le prétend), ou s'il était réellement maussade. Personnellement, je désouris, mais "je suis optimiste, ça ne se voit pas, c'est comme ci, c'est comme ça"
☻ A peine arrivé à Lutèce, tout le monde voit soudain son agenda plein à ras bord, même en période d'oisiveté débordante. Alors, le PM qui y vit tout le temps a un agenda de Tatum en rut, et il ne sait pas pourquoi. Overbooké et pas-le-tempsiste, le PM est capable tout de même de vous caser un rendez-vous à heure précise, mais gare à vous si vous êtes en retard. Eh oui, même un métro qui a souffert des "raisons techniques" (on sait tous ce que c'est non ?) comme ce matin n'est pas en retard de plus de 10 minutes. Efficacité.
☻ De là découle une autre propriété, le corrollaire du pas-le-tempsiste. Le PM ayant dès son plus jeune âge appris à jouer de l'emploi du temps comme du pare-chocs (on pousse ici, on pousse là... voir plus haut), il sait que quinze minutes de "battement" sont des dons du ciel, pour faire... une foule d'autre choses entre deux Obligations. Lire, appeler le banquier, faire ses courses, prendre un sandwich... on peut tout faire en quinze minutes. Le PM sait donc optimiser le temps (parce que c'est de l'argent ?)
☻ Des deux précédentes, on déduira sans peine la propriété la plus flagrante, qui, hors de Lutèce fait tache (je vous proute) : le PM a une démarche pressée, même quand il flâne. D'ailleurs, il flâne peu, il se déplace principalement d'un rendez-vous à un autre.
☻ Le PM bosse. Vraiment. Beaucoup. En cette propriété je me rends compte que je ne suis pas tout à fait "de là" quand même. Il est capable de se lever le matin à 6h (rien que ça, c'est terrifiant), aller au club de S...* jusqu'à 8h, travailler jusqu'à 17h, avoir un autre petit boulot de 18 à 20h et vaquer enfin à ses Occupations Domestiques, se coucher vers minuit et hop, on recommence.
☻ Le PM n'aime pas la nature. Il déteste ses cohabitants les pigeons, il met l'herbe en cage et ne sait pas reconnaître les fleurs. En vérité, il n'y a qu'à Salamanca que j'ai vu des gens passionés par les choses amusantes comme les paramécies, les chlorelles et les mycorrhizes. Ailleurs, passion = folie.
☻ Il n'est pas péteux comme les provinciaux veulent le faire croire. Cessons là un préjugé. Le PM n'est pas anti-province, pas plus que le Provincial n'est anti-Lutèce (si ?). Simplement, les Gens-qui-n'habitent-pas-à-Paris sont, par défaut, appelés d'un substantif qui ne leur plaît guère. Tout simplement parce que Lutèce est la capitale, ça serait Poite que les Lutéciens seraient des Provinciaux, point. Le Provincial n'aimant pas ce mot (qui est, il faut l'avouer, fort moche), il traite le PM de péteux, comme s'il l'insultait. Si l'On se sent insulté par sa position géographique, c'est qu'elle dérange. Alors il ne faut pas la défendre à corps et à cris. Si un Poiteux se sent insulté d'être Poiteux, je le tape. Il mérite pas de l'être s'il n'aime pas. Autre source de mésentente aussi, le PM, selon le pas-PM (ça va comme ça ?) se la raconte. Il ne se la raconte pas, il dit que. Ben oui, les nouveautés arrivent là-bas en premier, encore une fois, si c'était Poitale-capitale, blabla. Et s'il est senti comme sec et méchant, c'est parce qu'il est habitué à sa vie décrite en premier point, et qu'il ne sait pas qu'ailleurs les gens sont plus couhoules*.
☻ Le PM parle encore moins bien Anglais que moi. Si, véridique et affligeant. Il dit tous les mots Thélandais* avec un accent Camembertin* à couper au fil à beurre. Je savais déjà que rien qu'à Poite il ne fallait pas dire Erasmus en prononçant érassmousse (oui oui Siamoise), mais ici c'est pire. Niou-yorque se dit Nouillorque et pahoueurpoïnte se dit powair-poin. Je ne vous parle pas de la paëlla et du mojito. Ni de Khrouchtchev et Tchekov, mais ça c'est commun à la Toute-Camembertie*.
☻ Et enfin, je crois là toucher au point le pire : le PM n'aime pas Lutèce. Eh ben, vous savez quoi ? Je ne suis jamais entrée dans les cases statistiques, je ne vais pas rentrer dans les miennes ! Alors je ne suis pas une PM, parce que je suis pas moyenne.
Je suis Lutécienne, je désouris, j'aime le métro, le gris, les insectes et les pigeons, j'ai une démarche rapide et des Trucs-à-faire, mais je ne bosse pas et surtout, j'aime Paris !

Ici des Zoiseaux Lutéciens : corneilles se restaurant et pigeon transpercé d'un pic. Un jour, je ferai un article sur les pigeons, ils le méritent bien.

Petites anecdotes à part ça ? Sachez que je dis "dans mon pays" pour dire "à Poite" (ex: "Dans mon pays, l'herbe n'est pas en cage, et on a le droit de se vautrer dessus" ; "dans mon pays, le campus est luxuriant et plein de trèfles"...). Et que les gens d'ici m'ont affirmé qu'on était dans "la première fac de France". Ce à quoi j'ai rétorqué qu'il fallait revoir leurs barêmes, parce que depuis 2007 il me semble fort que c'est... vous savez laquelle !
Sinon, je viens de m'inscrire en cours de baston. Réellement. Et c'est ultra-bandant*. Le prof l'a dit clairement : ce serait un art martial, il faudrait faire de beaux gestes.. .ici, ce n'est pas le but : visez les parties génitales, le visage et les vertèbres. Maintenant, on va apprendre la strangulation. Bojiémoy*, ce que c'est chouette !
* Lexique (pour les Estrangers) :
Voutousses (entité) = gens qui me connaissent et m'apprécient (ok ça fait peu)
moimêmesque (adj.) = de moi-même (employable par tout le monde)
samedimanche (nom masc.) = traduction littérale du Russe soubbota-vaskresseniy. "Week-end", chez les gens qui veulent angliciser, "finde" en Espagnol (fin de semana)
ouiffien/ne (adj.) = qui provient du wi-fi
meussne (concept sans déterminant) = logiciel de messagerie instantanée
fesse (nom) = site similisocial et hypocrite, abrév. du titre "fesse-de-bouc"
squaillebloguisme (nom) = dérivé de "skailleblogue", site hébergeur de blogs pour boutonneux prépubères et analphabètes (souvent également rappeux)
clin d'oeiller (vb intr.) = faire des clins d'oeil (oui, on dit pas des clins d'yeux, on dit alors cligner)
O. (nom fem.) = orthographe, science des cons (c'est pas de moi), à laquelle on attente bien souvent
bisou (nom et interj.) = mot passe-partout employé en guise d'au-revoir, de formule de politesse et de pilule-pour-faire-passer (ex : "je te déteste, je viens de casser ton ordinateur et de ligoter ton chien au chatterton. Bisous, le vengeur masqué"). A noter ici que l'action (faire un bisou/la bise) est beaucoup plus difficile à faire et impliquante, alors je bisoutte par écrit à tout va, ça ne m'implique pas.
CPG (nom fem.) = voir article
S... (nom masc., vulg.) = gros mot englobant tout un tas d'activités physiques diverses. Allez, je l'écris : sport. Argh.
couhoule (adj.) = "cool", mais ça ne veut pas dire "frais"
bandant (adj. et adv.) = "chouettissime", et en plus ce terme affirme ma vîrîlité. De surcroît, il choque les oreilles chastes, mais est très usité au sein de la secte
bojiémoy (interj.) = Боже мой. "Mon Dieu", mais employé par moimême comme une exclamation remplaçant le très-Français "Oh làlà !"
Thélandis (adj. et nom) = de Théland, pays du tea. l'Angleterre, quoi
Camembertin (adj. et nom) = du pays du fromage et du cassoulet, la Toute-Camembertie (France).
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