Vermine et magouilles

Publié le par Sherwood

Aujourd'hui, je m'en suis allée péleriner du côté de l'ancien Sherwoodistan, c'est-à-dire cette paisible ville de Saint-Denis. Mais si, vous connaissez, c'est là que sont enterrés Dagobert, le bon roi au pantalon mal mis (photo de gauche) ; Berthe, la reine avec un pied plus grand que l'autre (photo de droite), et d'autres illustres moyennâgeux. SDC14105.JPG

 

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"Montjoie, Saint-Denis" est la devise de cette ville, qui signifie "ralliez-vous à la bannière de St Denis les mecs !". Ou à peu près (, c'est plus détaillé mais faites pas mine de lire les jolis liens que je mets, ne soyons pas hypocrites).

 

100_4237.JPGJe n'avais pas de photo du marché, du grand et vaste marché de la ville, pourtant, il est bandant. Mais ce matin il pleuvait, mon cliché n'est pas fameux. De plus, vous le savez, le Gourou n'ose guère sortir l'appareil photo quand il y a des gens autour. Ce n'est pas défendu de prendre les bâtiments en photo, enfin je crois, mais un vestige de Russie doit subsister et faire que j'ai honte d'oser montrer mon désir de figer dans la mémoire numérique des éléments urbains sans valeur touristique reconnue.

 

Pour mieux vous rendre compte de ce marché, il vaut mieux y aller. C'est tout de même un des plus grands marchés d'île-de-France ; et s'il comporte quantité de babioles comme partout ailleurs (troizoro la madam ! troizoro pacher !), il est quand même extraordinairement pourvu en épices et produits exotiques avec plein de kérozène dépensé pour venir jusque là. Les horaires consultées sur le site disent qu'il est là mardi, vendredi et dimanche, de 8h à 13h.
N'oublions pas les boutiques alentour, tout aussi exotiques et intéressantes.

Mais je n'étais pas venur là pour faire la pub, non, même si je me suis baladée dans le marché quand même, parce que tant qu'à y être (mais je n'ai pas trouvé de fenugrec, sans doute parce que j'avais la flemme de chercher attentivement)...
En réalité, j'allais rendre visite à l'appartement dont j'ai toujours les clés (souvenez-vous). Surprise agréable : l'immeuble est toujours là. Toujours habité, et même repeint ! A la place de la vieille peinture rougeasse qui maculait vaguement la porte, il y a une belle couche de joli gris mat bien propre. Toujours pas de digicode, j'ai pu entrer. Après avoir ouvert la boîte à lettre et trouvé du courrier à mon nom (la banque m'aime, elle veut toujours me vendre des tas de trucs, je sais pas pourquoi), nouée d'appréhension, j'ai finalement ouvert le studio.
Seconde surprise : plus une blatte. En l'absence d'humain pour subvenir à leurs besoins caloriques et calorifiques, les cafards se carapatent. Ils ont dû trouver une autre niche à squatter. Quelques cadavres jonchent encore le sol sale, mais c'est vraiment inhabité. La pièce sent comme jadis, le plastique et l'enduit neuf. A croire qu'une année passée dedans ne l'a pas altérée. J'aurais cru avoir perturbé cette odeur que j'aimais bien mais non.

Alors j'ai eu une idée. J'ai un logement accueillant et sain, vide et disponible. Franchement... pourquoi se priver... je pourrais le sous-louer non ?

Au retour, j'ai lu dans le journal du métro un petit encart (il n'y a que ça de tolérable, les grands articles n'ont aucun intérêt) sur les rats. Il y aurait 4 rats pour un Parisien dans notre belle ville. Et à cette époque commencent les campagnes de dératisation. Mais attention : on ôte les rats dans les jolis quartiers pour pas que les fortunés râlent trop et jugent ça invivable, mais on en zigouille peu ailleurs. D'abord parce que le rat, c'est pas stupide comme bestiole (à part les Spoutines débiles et consanguins), et comme la Sainte Blatte ça prolifère quand l'humain pourvoit bien docilement à ses besoins, et ça sait éviter les poisons. En plus, comme en ce moment les écolos râlent, on met des produits non toxiques pour l'environnement... et pas plus dangereux pour les rats visés !
J'ai lu un autre truc dans un autre torchon du même transport, c'était une Anglaise qui était scandalisée de la saleté de Paris, imaginez un peu, elle a même vu des rats dans la ville !

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C'est vrai que c'est dangereux, les rats, en ville. Non pas pour les maladies qu'ils pourraient transmettre (ho quoi, faut aussi un peu appliquer la sélection naturelle à l'humain, non ?), mais surtout je pense pour les dégâts qu'ils font. En rongeant des câbles et des tuyaux, ils peuvent provoquer des courts-circuits, des inondations, des incendies... Cette idée me fascine. C'est rigolo, non ?
Mais les rats ont de beaux jours devant eux, comme je disais, Ils évitent de trop les zigouiller, car sans les rats, la ville serait tout bonnement invivable. Sans rats-volants non plus, d'ailleurs, je pense (les pigeons quoi). C'est vrai quoi, on n'imagine pas la quantité de déchets qu'ils éliminent ces bestiaux !
Bon, si, on imagine. Je trouve partout ce chiffre : ils éliminent 800 tonnes de déchets par jour. Je ne trouve pas qui a compté par contre. M'énerve ces chiffres sans source... rha. Rat. Mais le fait est là : ils sont utiles à la salubrité des égoûts de Paris. Et les égoûts bouchés, on serait bien dans la merde (ha-ha, pardonnez cette vulgarité mais elle est bien placée).

Sur ce, je vais aller embêter mon gras rongeur.


Gourou Sherwood, défenseur de la vermine.

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Publié dans Saint Denix

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P
<br /> <br /> Merci pour le blog, je l'ai dévoré !<br /> <br /> <br /> De très bons articles<br /> <br /> <br /> <br />
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