ceci n'est pas un article

Publié le par Sherwood

Comme la vie est désespérante pour beaucoup de gens, je vais écrire pour rien. Non, aucun lien de cause à effet mais ça claque quand même. Et puis d'abord, c'est super in de dire des choses décousues et de donner l'impression que c'est sensé. Si tu me crois pas allume ta radio ou regarde ta tévé (à mon avis c'est pareil, ya des politiques qui y causent).
M'étant momentanément absentée en terres lointaines et côtières, j'ai eu surtout la joie de revenir à Paris. A Paris, il y a tout. C'est un peu dommage cette génération de la surcommunication, on n'est jamais vraiment absent longtemps. On ne fait plus de distinction entre la raison et le ressenti. C'est pour ça que je ne souhaite pas d'un abonnement avec textos illimités : j'en enverrais sans cesse pour rien. Avec l'obligation de les restreindre, on n'écrit que pour le nécessaire, et on a le temps d'analyser ses sentiments (ah on me glousse dans l'oreillette "mais d'où des sentiments ?" je sais pas, je dis ça comme ça). On ne communique pas du ressenti mais du digéré. Et c'est mieux. Il faut arrêter de se dire que les informations seront caduques dans la journée (voire dans la minute pour certains). Et si elles le sont, justement, c'est qu'il n'était pas nécessaire de les dire. Non mais.
Que ceux qui tenteraient d'analyser mes mots à la lumière d'événements personnels se rassurent : non je ne fais JAMAIS de sous-entendus, ou alors je mets de grosses flèches devant avec écrit "attention, cette phrase contient un sens caché". Donc ici rien de personnel, je constate.
Je disais donc que j'étais partie, et que les nouveaux moyens de communication servent surtout à se fabriquer de l'image sociale. Non ce n'est pas indispensable de pouvoir appeler quelqu'un "au cas oú". Parce que le kazoo, il n'arrive presque jamais. Sauf, bien entendu, quand tu n'as plus de batterie. Alors hein...
Tiens, de nos jours, les jeunes préados, quand l'un des leurs s'ouvre le crâne, sortiront immédiatement leur mobile pour... photographier l'évènement, évidemment. Ça me fait marrer (surtout parce que c'est aussi ma première réaction, la photo), ah oui, ça c'est du véridique. Ça se passe sur non-Ré, oui messieurs-dames (que les êtres qui sont à la fois monsieur et dame lèvent les antennes). Sur Ré, les gens sont esseulés en hiver, il n'y a rien de rien chez eux. Comment y vivait-on avant l'avènement du saint Adé Hessel ? Ces gens là établissent une gradation de la population française à la Parisienne. En effet, Paris définit la France comme Paris d'un côté et la Province de l'autre. Les Rétais divisent le monde en Rétais et non-Rétais (ce qui est une surboutade pour les gens de ma Secte qui savent que Ré n'existe pas, et que tout ce qui s'y trouve est par conséquent inexistant, don non-Rétais. Hum, bref...). Et les non-Rétais (les gens ne vivant pas sur Ré) sont appelés les Parisiens. Un monde de fous. Le Parisien, donc, pour le Rétais, vit en ville, a toutes les commodités à portée de main et le confort aseptisé assorti d'odeur gazoilée (et alors, c'est moi qui écris, c'est moi que je marque ça que je veux !). C'est souvent vrai. Mais ces gens de la ville seraient aussi des flipettes de tout, des terrifiés de la nature et tout ça.
Je tiens ici à préciser que le fait de toucher les animaux, les plantes et le reste de la nature est un réflexe typiquement citadin; c'est sans doute pour ça que les études d'écologie se font en plein milieu de béton amianté... Les gens de la campagne sont plus enclins à chasser de chez eux toute manifestation animale. Ils tuent les mouches et les fourmis, les Parisiens les regardent. Oui, je fais des généralités et ça n'est pas bien.
Les Rétais croient donc qu'à Paris (id est : dans toute grande ville française), les gens se terrent chez eux de peur de la grippe, des microbes et autres trucounets. De ce que j'en vois, c'est faux. Personne ne parle grippe, le métro est toujours autant bondé et les gens sont fidèles à eux-mêmes.
Peut-être le Parisien est-il un yaourt : saturé de bactéries, et aucun microbe supplémentaire ne peut trouver de niche pour s'y établir.
En tout cas la vie est belle, tiens je suis pile en train d'entendre à la radio qu'un type s'est fait suriner dans la ligne de métro que j'emploie. La radio parle également de grippe toutes les cinq minutes. La radio est un bruit de fond dans mon monde de bisounours, j'entends mais ça ne me touche jamais.
Cet article étant long, la suite arrive dans le prochain post.
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Publié dans vaguement

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H
<br /> Tant que tes écrits me feront rire, je ne dirai pas non.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> Joliment dit, je n'avais pas l'impression de dire des trucs, justement. La bonne nouvelle serait alors : le gros Sherwood se remet à écrire tout plein pour que dalle. Est-ce une bonne nouvelle,<br /> vraiment ?<br /> <br /> <br />
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H
<br /> Je suis curieux de lire la suite, la première partie m'ayant fait sourire. j'ai beaucoup aimé cet article ne parlant de rien puis de tout. Ou comment ne pas dire des choses pour raconter des trucs.<br /> <br /> <br />
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