A l'opéra !
Me revoilou rapidement, penserez-vous.
Vous avez raison, mais pour une fois j'ai de quoi causer. Sachez d'abord que je n'étais pas en vacances mais en trou pédagogique : en effet, mes Unités d'Enseignement ne recommencent que demain. Non, je n'ai pas eu des vacances de trois semaines... Enfin, il n'eut pas fallu les considérer ainsi.
C'est pourquoi cette dernière semaine nous cherchâmes à nous cultiver un peu. Ainsi, hier, nous nous en fûmes à l'opéra. Pour couper court à tous ceuxes qui ont posé la question, un opéra c'est une oeuvre, pas qu'un bâtiment. Alors, non, cela n'a pas eu lieu à l'opéra Garnier ni Bastille, mais dans une salle tout ce qu'il y a d'imposant et de rococo à Châtelet.
C'était comme vous vous en doutez la première fois que j'assistai à telle représentation, et outre le vertige causé par la hauteur de la salle, j'ai pu ressentir le soin qu'a mis l'architecte à séparer les classes sociales jusque dans les fauteuils et l'accès à la vue. T'es riche, t'as un gros fauteuil, devant la scène, et tu vois tout. T'es moins riche, t'as un fauteuil sur le côté et tu vois moins bien. T'es pauvre, t'as un strapontin tout en haut et tu peux entrevoir la moitié de la scène si tu te tords le cou et fermes un oeil pour éviter la colonne.
A la vérité, nous vîmes un spectacle d'un rose pailleté à piquer les yeux. C'était "les fées" de Wagner. Une histoire à dormir debout pas du tout cartésienne, avec de la musique plan-plan. Je vous raconte le binze : un prince chassant voit une biche. Il la suit, et voilà-t-y pas qu'elle devient une femme magnifique qui lui demande de l'épouser (remarque sautant alors aux yeux : Richard était un homme, parce que dans la vraie vie je doute que les femmes demandent aussitôt à épouser un type comme ça). Le prince, il dit oui, nafoute, elle est canon. Alors elle y met une condition : ne pas lui demander qui elle est vraiment avant huit ans. Le mec il tient huit ans moins un jour (déjà, moi, ne pas savoir avec qui il se marie, ça me semblait moyen, mais le coup de 24h, c'est carrément pas crédible). Mais le boulet, hein ! Alors voilà, c'est une fée en fait, elle a reconcé à son immortalité pour le suivre (je vous avais dit que c'était rose), et comme il a osé (le goujat) lui demander qui elle était, elle doit le soumettre à des épreuves. Oui oui, qu'il dit, mais finalement que de la gueule, il ne tient pas le coup. Alors voilà, il devient fou et elle est changée en pierre.
Bon, ya ses potes qui l'aident, tout ça, il réussit à entrer dans le royaume des fées et de la délivrer, youpidou, immortalité pour tous, paillettes, couleurs flashy, happy end.
Ne craignez rien, je ne vous ai pas gâché le plaisir. Les jeux de lumière étaient carrément bandants, quelques mimiques des acteurs nous ont fait hurler de rire, la voix de la reine des fées était... ouaouh (j'ai pas de mot idoine), et les costumes et les décors étaient... oui, rose et pailletés. Mais même en le répétant mille fois ça ne rendra pas de l'intensité flashy de la chose.
Aller à l'opéra, non seulement c'est archi-concept, mais en plus c'est chouette !
Et puis, parler de fées, d'interdiction de savoir qui c'est, ça m'a fait penser à la fée Mélusine. Mélusine, je viens de chercher, est de la Vienne (youpidou). Mais dimanche prochain, nous nous en allerons visiter les fées de la forêt de Brocéliande. C'est-y pas couhoule ?
Vous avez raison, mais pour une fois j'ai de quoi causer. Sachez d'abord que je n'étais pas en vacances mais en trou pédagogique : en effet, mes Unités d'Enseignement ne recommencent que demain. Non, je n'ai pas eu des vacances de trois semaines... Enfin, il n'eut pas fallu les considérer ainsi.
C'est pourquoi cette dernière semaine nous cherchâmes à nous cultiver un peu. Ainsi, hier, nous nous en fûmes à l'opéra. Pour couper court à tous ceuxes qui ont posé la question, un opéra c'est une oeuvre, pas qu'un bâtiment. Alors, non, cela n'a pas eu lieu à l'opéra Garnier ni Bastille, mais dans une salle tout ce qu'il y a d'imposant et de rococo à Châtelet.
C'était comme vous vous en doutez la première fois que j'assistai à telle représentation, et outre le vertige causé par la hauteur de la salle, j'ai pu ressentir le soin qu'a mis l'architecte à séparer les classes sociales jusque dans les fauteuils et l'accès à la vue. T'es riche, t'as un gros fauteuil, devant la scène, et tu vois tout. T'es moins riche, t'as un fauteuil sur le côté et tu vois moins bien. T'es pauvre, t'as un strapontin tout en haut et tu peux entrevoir la moitié de la scène si tu te tords le cou et fermes un oeil pour éviter la colonne.
Je râle, ben oui, c'est pour rendre tout ça plus vivant.
A la vérité, nous vîmes un spectacle d'un rose pailleté à piquer les yeux. C'était "les fées" de Wagner. Une histoire à dormir debout pas du tout cartésienne, avec de la musique plan-plan. Je vous raconte le binze : un prince chassant voit une biche. Il la suit, et voilà-t-y pas qu'elle devient une femme magnifique qui lui demande de l'épouser (remarque sautant alors aux yeux : Richard était un homme, parce que dans la vraie vie je doute que les femmes demandent aussitôt à épouser un type comme ça). Le prince, il dit oui, nafoute, elle est canon. Alors elle y met une condition : ne pas lui demander qui elle est vraiment avant huit ans. Le mec il tient huit ans moins un jour (déjà, moi, ne pas savoir avec qui il se marie, ça me semblait moyen, mais le coup de 24h, c'est carrément pas crédible). Mais le boulet, hein ! Alors voilà, c'est une fée en fait, elle a reconcé à son immortalité pour le suivre (je vous avais dit que c'était rose), et comme il a osé (le goujat) lui demander qui elle était, elle doit le soumettre à des épreuves. Oui oui, qu'il dit, mais finalement que de la gueule, il ne tient pas le coup. Alors voilà, il devient fou et elle est changée en pierre.Bon, ya ses potes qui l'aident, tout ça, il réussit à entrer dans le royaume des fées et de la délivrer, youpidou, immortalité pour tous, paillettes, couleurs flashy, happy end.
Ne craignez rien, je ne vous ai pas gâché le plaisir. Les jeux de lumière étaient carrément bandants, quelques mimiques des acteurs nous ont fait hurler de rire, la voix de la reine des fées était... ouaouh (j'ai pas de mot idoine), et les costumes et les décors étaient... oui, rose et pailletés. Mais même en le répétant mille fois ça ne rendra pas de l'intensité flashy de la chose.
Aller à l'opéra, non seulement c'est archi-concept, mais en plus c'est chouette !
Et puis, parler de fées, d'interdiction de savoir qui c'est, ça m'a fait penser à la fée Mélusine. Mélusine, je viens de chercher, est de la Vienne (youpidou). Mais dimanche prochain, nous nous en allerons visiter les fées de la forêt de Brocéliande. C'est-y pas couhoule ?
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