Mode Pouffe

Publié le par Sherwood

Ou :  les incroyables aventures d'un pantalon noir

"J'ai plus rien à me mettre !" hurle en général la pouffe à chaque changement de saison, quand elle s'aperçoit avec horreur que  ses placards débordants sont totalement out. C'est donc de la même voix suraigüe que je criai ceci en découvrant avec stupeur que  mon deuxième pantalon avait disparu. Je  possède un baggy verdâtre et un jean noir, et celui-ci s'était mustérieusement fait la malle.
Pas d'inquiétude, pensai-je tout d'abord, quelqu'un a dû le ramasser sur le fil à linge et le mettre avec ses fringues sans faire gaffe. Je demandai donc à mes colocataires (trois garçons) de vérifier. Bien entendu, ils ne l'avaient pas pris. Je commençai alors à retourner toute ma chambre, la cuisine (où se trouve la machine à laver)... sans résultat. Que diable, un pantalon ne se volatilise pas comme ça ! Encore, des chaussettes, j'aurais pu comprendre, mais là ! Depuis que Lavoisier l'a dit, rien ne se perd ; j'aurais aimé savoir en quoi s'était transformé un pantalon noir à moitié délavé et retroussé en bas.

Je pris donc la décision mûrement réfléchie (après avoir passé la semaine dans mon pantalon vert qui tenait droit tout seul) d'aller faire des emplettes.  Moi qui n'étais jamais entrée dans un "zara" autrement que pour en regarder l'architecture interne (oui oui, ici aussi le Zara est joli, pas autant qu'à Poite mais bon), je me suis promis de ne plus jamais faillir à cette règle. Ne regarde pas les fringues !
Aujourd'hui je  puis affirmer que je me suis sentie clairement grosse, moche, hors-norme et tout ce qui s'ensuit. Et inadaptée à la société aussi mais ça, hein, ça ne m'a pas déplu.
Heureusement (un salut bien bas s'il vous plaît) le Sébinou s'est dévoué pour m'accompagner dans cette épreuve lèche-vitrinesque. D'ailleurs, je crois qu'il s'est bien amusé. Il a fait sonner les trucs-à-ne-pas-toucher, il est entré dans les cabines, il s'est moqué d'à peu près tous les habits (en rayon et portés)... Finalement, je pense que je vais  égarer mes fringues plus souvent !

La suite de cette histoire ne vous surprendra aucunement : non, je n'ai rien acheté. Parce qu'entre-temps, toujours le même Sébinou (comme s'il y en avait deux) a vidé son carton de linge sale pour la deuxième fois, histoire de me faire plaisir et me montrer que non, mon pantalon.. ah, ben si, il est là !

La question a donc changé : comment a-t-il marché jusque là ?

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Une photo qui n'a rien à voir, mais c'est pour illustrer un peu la bêtise monumentale de cet article pouffesque par un cliché un peu plus
sérieux. Euh, non, je n'ai rien dit...



La grande question philosophique subsiste : si la vie n'a pas de sens, que faire de la soupe aux pâtes alphabet ?


dans L'erreur est humaine, de Woody Allen


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Publié dans Salamanca_perso

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H
j'me disais bien que je n'avais pas vu de nouveau pantalon. j'viens de me rendre compte que c'est une lecture post-visitum.
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