Si ça vient de l'Est, c'est forcément bien.

Publié le par Sherwood

Les plus perspicaces d'entre vous auront sans doute remarqué que j'aime mettre en guise d'accueil sur ce blog des phrases tirées de romans. Et que bien que ces phrases changent, elles ont dernièrement majoritairement été d'un même auteur.
100_4075.JPGJe suis tombée en amour. Il y a quelques mois, alors que j'errais dans la bibliothèque (lire est un loisir que je délaisse depuis que je ne prends plus le métro, c'est dur à vivre), un titre a attiré mon attention : "Le pingouin". Le nom de l'auteur, Andreï Kourkov, sonnait européen de l'est : bon point. Auteur mâle : bon point (oui ça c'est terrible mais je lis difficilement les auteurs femelles... c'est mal, c'est préjuger, j'ai pourtant eu de bonnes surprises avec des prénoms inconnus qui se sont avérés féminins).
Mais surtout, amour immédiat : un roman parlant de cimetières, de vodka, d'ex-URSS et d'animal attachant. Avec surtout une histoire complètement loufoque mais qui semble tout à fait normale, à la lire. Et ce n'est pas tout ! Une fois que j'avais dévoré le pingouin (sorti en 1997, tout de même ! Que de temps perdu !), j'ai cherché d'autres livres de l'auteur divin. La suite : "Les pingouins n'ont jamais froid" est encore savoureuse. Avec les titres "Le Caméléon" et "l'ami du défunt" on retrouve encore les histoires d'animaux gentils, de cimetières, dans cette ambiance incongrue pleine de neige et de vodka qui me transforme les yeux en petits flocons roses.

C'est ainsi que sur le réseau social le plus connu, je me suis définie comme fan de cet auteur. Et il y a quelque jours, il a annoncé sur ledit medium qu'il serait à Paris.
C'est merveilleux tout de même. Il y a tout dans cette ville. Tiens tu kiffes cet écrivain ? Tu veux le voir de tes propres yeux ? L'entendre avec tes oreilles ébahies ? Et acheter son dernier ouvrage et te le faire signer ? Mais vas-y !
Ce que je fis.
Dans la librairie dédiée à l'Europe de l'Est que tout bon Parigot connait (et que tout amoureux de l'Est habitant ailleurs envie), tapissée de drapeaux rouges, il était là.

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D'ailleurs, le gars qui était là pour traduire au besoin, un Français, m'a directement parlé en russe quand je regardais les drapeaux. Flattée, je n'ai pas osé le détromper.
Andreï K. est encore mieux en vrai. Il parle toutes les langues en plus. Ukrainien, écrivant en russe, il nous parlait hier en français. Et nous racontait ses écrits.
Il arrive souvent qu'il écrive des choses qui finissent par arriver, surtout au niveau politique. Ainsi, j'ai hâte de lire "Le dernier amour du président". Mais comme j'achète peu de bouquins, j'attends de le trouver en bibliothèque. C'est la triste situation des amateurs de lecture qui déménagent fréquemment. Il ne faut pas posséder. Et puis c'est cher les bouquins.

Naturellement, je n'ai pas osé lui dire un mot en russe. A peine ai-je pu bredouiller mon prénom pour qu'il signe le livre. Rencontrer comme ça quelqu'un que l'on a érigé en icône depuis quelques temps, ça coupe tous les moyens.
Et puis, il s'en fout.

Publié dans Panamounette

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Hervé 12/12/2010 12:05



Il faut bien posséder des livres pour les faire signer. Et puis, ça biche une bibliothèque à soi.


Mais est-ce que ça veut dire que tu ne veux pas qu'on t'offre de livres ? Là, tu ne peux pas dire sur ce coup, que c'est cher ! Par contre, on te laisse la peine de le porter.