Master sans marionnettes

Publié le par Sherwood

Snif.
Ceci est le premier article de l'année 2010. Et si l'année 2009 fut d'une bandaison totale d'un bout à l'autre (oui, l'esprit humain est fait pour oublier les choses pas chouettes), l'année 2010 s'annonce mauvaise. D'ailleurs, en bio on apprend le concept de "bonne" et de "mauvaise" année, alors hein, j'ai l'droit.
Tout périclite mes pauvres aminches. Je l'sens mal, je l'sens pas du tout je l'pressens chanmé. De surcroît mes habitudes locutives se dégradent, j'emploie à foison des "kiffer" et autres termes moins jolis que la décence m'empêche d'écrire. La honte totale et achevante.
Et puis voilà quoi (autre formule trop employée contribuant à descendre mon niveau de classe proche du sol et à attenter à mon snobisme légendaire) : c'est fini.
Hier pour fêter la tristesse nous bûmes. C'est un peu sot de fêter la tristesse, mais une liesse en réponse à un fait mélancolique c'est quand même une bonne réponse. C'est fini. Terminé. Plus jamais de cette joie qui m'étreignait quand en cours nous échangions des traits d'esprit et des jeux de mots, quand le professeur disait une phrase qui nous faisait rire et allait enrichir le célèbre carnet de la honte. Quand nous nous regardions avec ces airs de noyés et quittions la salle pour aller faire des trucs plus amusants. Eh oui. Les cours sont finis. Et avec eux cette ambiance particulière, intimiste et privée que partagent les camarades de classe.

Je n'aime pas apprendre, mais j'aime aller en cours.

En guise d'adieu au cours, une initation pour le profane aux piliers de la biologie. Attention, rien que pour vous, apprenez en cinq minutes ce qu'on apprend en cinq ans de fac  :

Les principes fondamentaux de la biologie :

1) La taille compte.
Que ce soit la taille de la queue qui plus elle est longue, plus elle attire les femelles ; ou celle de l'habitat, de la portée, de toutes les autres caractéristiques... tout est question de taille.

2) Tout est affaire de choix.
Le "trade-off" est le concept-clé de l'écologie. Soit tu fais ça, soit tu fais ça, mais pas les deux, tu vas pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Un prof avait expliqué "soit la belle baraque et la moche voiture, soit la belle voiture et la moche baraque" en montrant des diapos. J'avais rétorqué "elle est bien la voiture" et lui renchérit : "Attends, c'est une Simca 1000 ! Tu peux pas draguer les filles avec une Simca 1000 !"
Dans le même genre, un compromis connu est celui d'investir dans la croissance ou dans la reproduction. D'où le : "t'es grand ; t'es stérile ?" que je reporterai dans mon Carnet.

3) Tu n'es qu'un sac à gènes.
Phrase du merveilleux Pierre-Henri Gouyon. Il faut t'y faire : tu ne sers qu'à transmettre des gènes, l'individu en tant que tel n'est pas une fin.
Pour les anti-procréatifs, on peut remplacer les gènes par les mèmes, qui eux ne sont pas transmis verticalement mais horizontalement, id est entre les gens d'une même génération. (Merci frangin pour cette vision de la transmission chaste et plus en accord avec mes convictions)

4) Tout est la faute de tes hormones.
Oui, tu peux faire ce que tu veux, t'es pas forcément responsable, ce sont tes gènes qui codent pour certaines hormones qui te feront faire certaines choses. Pêchons, c'est permis.

5) Quand est-ce qu'on mange ?
Oui, tes hormones t'ordonnent de cherche de la bouffe et de manger les autres. C'est la vie, "nature is not fair" (flûte j'ai oublié qui avait dit ça, un mec connu dans le milieu).

6) Quand est-ce qu'on baise ?
Ça découle des principes 3 et 4, mais quand t'as bien mangé, que faire ? (heureusement, les humains ont inventé les ordinateurs).


N'oubliez pas que l'être humain est une espèce à rôle sexuel inversé (ce sont les femelles qui s'ornementent et cherchent à retenir le mâle, rareté biologique), et allez constater que la biologie c'est tellement obscène qu'il faut compenser par une éthique de vie monacale (ou pas).

Voilà... et puis si quelqu'un a une idée pour mon avenir hein, parce qu'en juin après mon stage je me retrouverai masterisée mais je ne saurais toujours rien faire...

Publié dans vaguement

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Sherwood 04/02/2010 00:20


Je cherche à chercher, justement. N'importe où mais un sujet bien.


Charles 31/01/2010 00:22


Bon, les gènes, ok, mais tu vois bien que ça suffit pas si tu sais pas quoi faire de ton master. Tu cherches où ?


Hervé 31/01/2010 00:15


Anna (ma thésarde) déconseille de faire...une thèse, 3 ans à en baver pour rien. Mais on veut tous en faire une, parce qu'on risque de se faire chier avec un master. Et puis ça retarde l'entrée
dans la vie "active" avec métro, boulot, baiso, marmot, dodo.