Le syndrôme estival du PM

Publié le par Sherwood

Juste une petite note pour vous mettre à jour sur les moeurs bizarres et étranges qui caractérisent ces êtres si critiqués de par la Camembertie, les Parisiens, donc.

 

C'est l'été, comme vous devez le savoir, et Paris-plages a ouvert ses bacs à sa(b)le, même si apparemment ma brave dame ya p'us d'saison et patati et patata où est-il l'été, l'été où est-il et caetera avec force soupirs et lamentations vaines ; car enfin, le temps, mes braves gens, c'est pas remboursé par la sécu. En plus la pluie c'est bien, c'est grâce à elle que la Vienne est si luxuriante, mais il me semble radoter sur ce point. Cependant je flanquerai mon vigoureux "pan dans les dents" à mes critiqueurs en leur disant que je radote moins que la Plèbe de PM qui se plaignent qu'il ne fait pas trouzmille degrés et demi. Moi, j'aime pas le soleil, et pas le chaud non plus.

Mais, revenons z'à nos ovins, parlons du temps qu'il fait, pour le différencier du temps qui passe, car même si le temps qu'il fait passe il n'a pas le même sens. Pour une fois, c'est en français que le mot est le même alors qu'il y en a deux en anglais. Mais une fois n'est pas coutume, le français dans son snobisme verbal sait d'habitude où mettre des nuances infimes ; cette lacune doit être mienne et il doit exister un terme idoine pour chaque signification. J'espère. En fait si vous comprenez pas ce que je raconte vous pouvez sauter des lignes.

 

En ce moment, le temps qu'il fait oblique vers le soleil radieux dans le plus pur style aoûtien, tiens. Quelques cumulus rares confortent dans cette idée que le soleil est là pour frapper fort.

Et le métro fleure bon le monoï.

Et le PM s'en donne à coeur joie dans sa plus stupide action face à la nature : il se la joue oeuf au plat.

 

C'est toujours comme ça. Le moindre rayon de soleil attire le PM davantage que l'halogène le moustique. Il se jette dessus comme la famine sur le Tiers-monde, écarte les bras, lève la figure vers l'astre en poussant des râles de jouissance.Les terrasses de cafés, les placettes ensoleillées et les balcons font soudain pousser les emmurés comme des champipis. Ils sont soudain tous là, cessant subitement leurs courses effrénées vers on ne sait où, et attrapent aussitôt le temps de flâner et de rester oisifs, dans la seule activité photosynthétique d'écarter les narines.

 

Tout en considérant que Paname est une ville, donc pas la nature, et donc qu'évidemment on y est prémuni des dangers d'icelle, à savoir par exemple les brûlures solaires. Mais si on attrape des piqûres de moustique dans le métro (des moustiques fluos, une prochaine note ?), on peut bien attraper des coups de soleil en pleine rue, non ? Le soleil est un danger, il fait perdre la teinte verdâtre-geek, si recherchée des puristes (CCFF99 en hexadécimal), il donne le cancer et euh... et bin c'est déjà pas mal. Le cancer c'est pacoule du tout hein, j'ai dñejà trituré des tumeurs mammaires, ho ma mère c'est beurk.

 

Le PM aime donc le soleil mais ne prend pas la peine de s'enduire de gras protecteur avant de s'y adonner langoureusement. Le PM considère généralement qu'il aime la nature, mais cet amour doit être dû à l'ignorance qu'il en a. Il ne sait pas différencier un fruit-de-chez-nous d'un fruit tropical par exemple. Et je pourrais continuer longtemps mais c'était absolument pas mon but.

 

En tout cas on a ici une preuve flagrante d'amour dû à l'ignorance. Mon cher Padawan m'arguait l'autre jour que l'ignorance conduit d'habitude chez les gens à la haine.

Vous avez 4h, mais restez à l'ombre.

Publié dans Panamounette

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