La grippe, la grève et les autres

Publié le par Sherwood

Ma journée d'hier fut étrange. D'ailleurs, pour reprendre une question de mes devoirs : "est-ce que pour vous la vie est une fête ?" (devoirs de Russe, hein, pas de statistiques ou de génétique) ; la réponse est : ben oui, kanietchno ! Puisque chaque seconde est trépidante. Pour exemple je vais vous narrer par le menu ma journée.
Le réveil sonna à 7h30, et d'un gracieux et délicat mouvement de bras (entendez : d'un violent coup sans gentillesse) je l'éteignis. Il faut rappeler que mon réveil, c'est mon mobile, appareil constitué de 18 touches, et dont la pression de toutes SAUF UNE active alors la fonction "snooze". La dernière touche sert à désactiver le réveille-matin. Et qu'il n'y avait donc qu'une chance sur dix-huit que, dans mon demi-sommeil, j'appuie sur celle-ci. Quand je vous dis que je suis chanceuse...
Je m'éveillai donc à 8h45, bondis sur mes pieds et sautai dans le métro. Par une subite et avantageuse distorsion temporelle je n'arrivai en cours qu'avec 10 minutes de retard, et en plus je n'étais pas la dernière.
Le cours consista en la mise en place d'une expérience sociologique, dont je ne vous parlerai pas mais qui promet d'être bandante. Et c'est ainsi qu'à midi, nous nous retrouvâmes en vacancelles. Et oui. Le lendemain jeudi (aujourd'hui, donc) il y avait une grève. Et vendredi nous n'avons pas cours.
Nous passâmes donc le début de l'après-midi à relater le cours à ceux qui l'avaient manqué, tout ça en errant dans la facounette. Là, sous le bâtiment le plus rouge de toute l'histoire architecturale, nous avons trouvé des jeux. Oui, de vrais jeux, des barres jaunes pour grimper dessus, comme une "cage à écureuils" dans les parcs pour enfants (se référer aux photos sur fesse si vous ne me croyez pas). Après une demi-heure d'amusement, des vigiles sont venus nous déloger, et c'est là que tout a empiré.
Car soudain, j'eus froid. Puis chaud. Puis des courbatures. Et toute l'après-midi comme ça. L'avenir qui est présentement m'appris que j'avais attrapé la grippe. Et c'est pas drôle, mais je vais pas me laisser faire.
Le soir, nous nous sommes rendus à une conférence-exposition au Grand Palais. Conférence à laquelle devait participer Borix Cyrulnik, mais il a fait son lâche et n'est pas venu. L'exposition était chouette. Elle consistait en des yourtes, dans lesquelles étaient projetés des films. Ces films, c'étaient tout simplement des gens qui parlaient, sur des thèmes divers (l'amour, la guerre, les enfants, la famille...). Des gens de tous les pays, dans toutes les langues, mais qui nous faisaient prendre conscience de notre appartenance à une même espèce. Parce que dans le fond, ils disaient tous pareil.

Quant à aujourd'hui, il y a grève, et je n'ai pas la motivation pour aller manifester. C'est vraiment nul.

Publié dans Lutèce

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hervé 29/01/2009 22:17

han, mais il est drôlement coloré vot'bâtiment. ça change de murs gris.

hervé 29/01/2009 22:06

ah oui, c'est vraiment nul de ne pas être allée manifester. m'enfin, si c'était pour infecter de ta grippe tous nos camarades, il valait mieux que tu restes chez toi !!:) j'te charrie. soigne-toi bien.