San Alberto

Publié le par Sherwood

Bon, article un peu postdaté, puisqu'on est déjà le 17, mais l'intention y est.

Le 15 novembre, en plus d'être le siamoisversaire c'est ici la San Alberto. San Alberto Magno est le patron des étudiants en sciences, et ce jour au lieu d'aller en cours on fait la fête  dès 9h du matin ; et pas seulement les sciences, presque toutes les filières. 
Je ne pense pas qu'en France ce serait possible et bien vu de la part des profs de déplacer leurs cours pour cause de beuverie clairement affichée. Oh, pardon, mais enfin que dis-je, le 15 novembre c'est aussi le jour  mondial sans alcool ! On ne boit donc pas !


Bon, pour moi, personnellement ça ne change rien... et pour les autres non plus, qui  n'ont pas dû avoir vent de cette autre modalité. Nous fûmes donc (passé simple ici très suggestif) dans un immense complexe sportif, à nous enfermer et nous enfumer, nous démolir les cils vibratiles de l'ouïe au son de métal local, trop tassés pour pouvoir remuer le moindre cheveu et trop bombardés de sons pour pouvoir se causer. Une fête étudiante, quoi.
sanA.JPG
<--ci contre : le "multiuso" et toute sa fumée, avec le groupe de musique.


Dans la soirée, les étudiants passablement imbibés s'en furent dans les bars du centre de la ville afin de se terminer.

Le concept des bars ici n'est pas le même que chez nous (vous, présentement !), aussi  vais-je un peu vous décrire l'ambiance. Déjà, quand en France on trouve que le bar est plein, ici il est vide. Tant qu'on peut encore remuer et entendre la personne qui est à côté de soi, le bar est vide et muet. Une fois que pour pouvoir entrer dans le bar il faut attendre que ça sorte un peu, l'ambiance est tôlérable. C'est alors  que ça peut commencer à dragouiller (c'est vrai, pas besoin de conversation pour ce genre de choses, surtout moitié bourré).
Vous me direz "maaaaais, c'est pareil ici !" Nenni, il n'y a pas une rue entière qui ne paye pas de mine le jour et devient un véritable champ de bouteilles la nuit. La plus petite porte fermée s'ouvre au crépuscule et découvre des lumières de toutes les couleurs, des musiques, des gens qui hurlent... Une ambiance ça ne se décrit pas avec des mots.

Je ne vise personne, je ne fais que relater ce que je vois, ne croyez pas que je me suis convertie en une Espagnole parfaite. D'abord, je n'ai ni la jupe assez courte ni la taille assez fine. Ensuite, mes oreilles sont trop sensibles, puisque pas encotonnées par l'alcool.

La prochaine fois, je mettrais mes bouchons d'oreille et je vous filmerai la rue glauque.

Publié dans Salamanca_la ciudad

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Sherwood 22/11/2007 22:34

Comment ça "tous" ? C'est gentil de prendre ma schizophrénie en compte...

hervé 18/11/2007 13:20

vous vous êtes tous bien amusés à faire ce clip. j'imagine que Roberto s'est secoué le disque dur pour y arriver.